Récemment dans la catégorie Mes livres

Ecrire pour dépasser le cancer

mardi 9 mars 2010 | 8h40

J'ai souvent penser que se raconter permettait de poser les choses.
Pour soi, pour les autres, comme pour laisser une trace.
Cette fameuse empreinte qui fait que l'on se sent exister...
On peut ainsi se conter par le biais de la peinture, de la sculpture, ou encore de la danse...
Mais ce que nous avons toutes en commun ici, c'est le fait d'aimer écrire.
Et parmi nous, il y a Mony, Marie, Béatrice et Frédérique qui ont réellement franchi le pas de la publication.



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La bestiole

mardi 12 mai 2009 | 18h55

Pourquoi j'aime "la bestiole" ou pour être plus claire, pourquoi j'ai accroché avec le livre de 
Marie 2b?
Et bien tout simplement parce que j'ai eu l'impression de suivre jour après jour les pérégrinations d'une copine face à son cancer du sein.
Je n'irai pa jusquà dire qu'elle me fait penser à "Cancer in the city " en version rédigée mais mon impression finale a été très proche (même si la personnalité de Marisa Acocella Marchetto m'a foncièrement ennuyée, ce qui n'est pas le cas de la personnalité de notre Marie2b que j'ai totalement adoré).
En effet,une écriture proche, comme parlée parfois, mélangeant humour et émotions font la force de ce témoignage.
Pour être honnête, je me sentais comme une femme recevant chaque jour un mail de sa meilleure amie et cela fait du bien.
Dire que j'en ai oublié le cancer?
J'irai jusqu'à dire oui, souvent j'ai pensé à tout sauf à la bestiole.
Je me suis amusée à imaginer Marie dans sa cuisine, Marie entrain de s'habiller quand elle se rend compte que ses fesses débordent de son pantalon ou inversement, quand elle parte avec sa kiné ou qu'elle tergiverse sur la couleur de sa peau brûlée par la radiothérapie (rouge allant du vermillon à l'oranger, le spectre est large).
Bref, je me suis amusée, j'ai eu envie de lui téléphoner, de rire avec elle, de la rassurer.
Et oui, j'avoue j'ai passé quelques heures fort agréables avec Marie et finalement, j'en viens à penser que ce livre devrait être offert à chaque personne concernée par la maladie.
Il dédramatise, voila ce qu'il fait et c'est déjà énorme.
Merci Marie...Et bon rétablissement à toi (Marie se fait à nouveau opérer demain).
couverture la Bestiole-thumb-200xauto-103.jpg

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Béa, Béatrice et Alexandre Jardin

mercredi 21 mai 2008 | 11h04

366740_2Il y a un mois de cela, j'ai eu l'idée après avoir rencontré et donc vous avoir parlé du livre d'Alexandre Jardin sur notre blog, d'envoyer deux exemplaires de "Chaque femme est un roman" à deux fidèles lectrices de "femmesavanttout" : Béatrice et Béatrice (appelons les Béa et Béatrice).

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Chaque femme est un roman

lundi 31 mars 2008 | 12h28

Un tantinet en avance je vous l'avoue, je vous livre ma chronique littéraire d'avril.
Car il ne m'est pas tous les jours coutume d'être invitée à petit déjeuner avec un écrivain célèbre et l'entendre nous conter en avant première son roman (qui sort mercredi).
Pour celles qui auraient deviné, je suis en effet aux côtés d'Alexandre Jardin au café des deux magots.
La rencontre a eu lieu mercredi dernier où nous étions une dizaine de blogueuses à avoir la chance de petit déjeuner avec l'enfant terrible de la littérature française.
Après notre discussion commune qui faisait office de cercle de littérature, j'ai eu le privilège de m'entretenir avec notre hôte.
J'avais une seule idée en tête, parler de vous, l'entendre parler de lui, puis reparler de nous...Les femmes.
Mais pour que vous compreniez bien mon intention, il est utile de savoir que l'une des nouvelles du roman est consacrée à une femme, Lola, au comportement fantasque, au métier irréel (elle gère en effet le centre antistress aéronautique Air France), atteinte d'un cancer...
Elle déclare : "depuis quelques années, je fais fonctionner des simulateurs de vol pour guérir les gens de leur trouille de l'avion. Désormais, je vis sans peur, sans l'aide d'un simulateur".
Imaginez moi entrain de lire ce recueil, au demeurant très léger, tomber nez à nez avec cette phrase.
Bien sûr, j'ai pensé à vous et je me suis dit que vite vite vite, je me devais de vous livrer cette maxime...
Et de vous demander de la continuer avec moi, si vous le souhaitez.
Alors oui, pour répondre à ta question Béa, je lui ai raconté notre vie à nous sur notre blog.
Je lui ai demandé sil avait un message à vous laisser.
Et vous savez ce qu'il m'a dit?
Profitez en...Remettez tout en question et allez y à fond.
Tout est dit.
Si vous voulez en savoir plus sur le roman, c'est ici
Je remercie par ailleurs Stéphanie ainsi que les éditions Grasset de m'avoir convié à cette rencontre.
Ps : je suis repartie avec quatre livres sous le bras, pour celles qui veulent chroniquer :-)
Bises à toutes et merci encore Alexandre.
Pv14

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Avec qui suis-je à votre avis?

vendredi 28 mars 2008 | 15h44

Réponse lundi matin.
Indice : c'est un homme qui aime les femmes et en ce moment précis, je lui parle de vous, de nous, de femmes avant tout...Je n'en dis pas plus ;-)

Pv16

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Comment lire une bande dessinée au lieu de regarder la télé ou faire des mots croisés ?
Quand j'ai découvert celle-ci, je me suis dis qu'il fallait être complètement malade pour avoir envie de dessiner sur un tel thème. Le cancer.
Pas dingue du tout Miriam Engelberg. Plutôt souffrante.
L'auteur a un cancer. Le sein. Peu importe lequel. Elle s'en fiche d'ailleurs. De nos jours, le cancer est toujours la maladie grave que tout le monde redoute. Que se passe-t-il lorsqu'on apprend que l'on a un cancer ?
Faut il vraiment vous faire vous un dessin ? On m'a annoncé cette mauvaise nouvelle à plusieurs reprises. C'est pour cette raison que je me suis intéressée de près à ce livre. J'allais découvrir une illustration de ma
propre histoire.
Miriam raconte chronologiquement toutes les étapes de la maladie. Des analyses aux réactions humaines. De jour comme de nuit. Par tous les temps. Ce qui se passe dans sa tête. Celle des autres. Son corps.
Son quotidien. Celui des siens. Du mien. Au ralenti. En accéléré. Les images défilent à la vitesse des cellules affectées. L'évolution de la maladie est décrite simplement. Par schémas. Dialogues. En douceur. Pas de grosseur dans son trait. Noir et blanc. Hachuré. Frisottant. Esquissé à l'encre. Soyeux. Comme des poils. Ceux qu'elle perdra quelques pages plus loin. Cheveux d'ange à présent. Son destin se dessine à chaque virgule. Les bulles parlent à voix haute. A voix basse. De la musique. Des sons. Bruyants IRM. De nombreux
sourires adoucissent le climat sombre de la maladie. Réactions absurdes desprotagonistes de tragédies. Miriam barbouille tout. La foi.
La sexualité.L'espoir. La mort. Elle… Elle dessine comme elle respire.
On guette le croquis suivant. Attendant le pire qui ne vient pas. J'en ai vu des films qui traitent du sujet. Des livres. Des chansons. Des prières. Les hiéroglyphes cancéreux de Miriam Engelberg resteront figés à jamais comme une épitaphe. Immortels.
Je n'ai rien dormi cette nuit. La nuit d'avant non plus. Sa faute.
J'avais oublié le goût de la soupe de l'hôpital. Le froid des nuits de solitude. Les pleurs de mes enfants au téléphone. L'incertitude.
J'ai alors compté les moutons…
Dis, Madame Engelberg, dessine-moi un cancer…

Nina de Zio Peppino

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Par Béatrice :

J’avoue à ma grande honte (rétrospective) que je ne connaissais rien de David Abiker avant de me lancer dans cette aventure proposée par Sophie de faire une critique littéraire sur son dernier livre « Le mur des lamentations ».

Puis j’ai reçu le livre. Déjà la couverture m’est apparue à la fois « choc » (les petits bonhommes en noir portant tous un fardeau différent) mais aussi « drôle » par la petite phrase sous le titre « tous victimes et fiers de l’être »… quelque part je me suis reconnue sans encore avoir ouvert le bouquin.

Dès les premières pages du livre, le ton est donné. On balance entre rire et larmes, entre émotions et plaisanterie, entre rêve et réalité. La vie tout simplement. Son héros vient d’apprendre qu’il a un cancer (un « ça ») et dès le moment ou sa vie bascule dans le monde de la maladie, tout un tas de question se pose à lui… tout son univers se recentre en une fraction de seconde sur « lui et son ça ».. il a du mal à le nommer, il a du mal à l’accepter, il a mal tout simplement à son égo qu’il croyait fort et indestructible… or son monde s’écroule. S’en suivent toutes une série de rencontres qui prennent subitement un nouvel éclairage. Maouh (le héros) voit le monde avec un autre regard, il épluche ses concitoyens les uns après les autres : les personnes âgées de la pharmacie, dernier lieu ou l’on cause, les mamans qui attendent leur bambins à la sortie de l’école, le clochard au carrefour qui zizague sur la chaussée et aussi le jeune homme qui partage sa chambre à l’hôpital, les jeunes qui manifestent pour le CPE…

Lui qui jusqu’à maintenant avait été épargné, lui qui avait jusqu’à ce jour réussi tout ce qu’il entreprenait : profession, famille, vie sociale…lui le nanti, bien pensant qui ne comprenait pas qu’on puisse manifester, se plaindre, reprocher, lui qui ne s’était jusque là posé aucune question autre que celle de savoir ce qu’il allait manger, boire, faire de son WE, partir où en vacances,… se trouve au cœur d’une tempête qui l’oblige à « réfléchir », à se poser les bonnes questions.

Je pourrais comparer ce livre à une fable moderne dans laquelle, l’auteur analyse les situations quotidiennes du côté des « victimes », des personnes dites « minoritaires », de celles qui souffrent, qui endurent, qui perdent, qui n’ont pas ou plus… Tout comme Caliméro (et Dieu sait si cette expression représente beaucoup pour moi), il trouve tout « trop injuste », il se réfugie dans la catégorie « victime » pour se faire plaindre, pour qu’on parle de lui, pour qu’on s’occupe de lui, pour qu’on le prenne en compte. Son cancer lui fait découvrir l’autre côté de la barrière, celle qu’il n’a jamais franchie et dont il ignorait (volontairement) l’existence.

Pour finir, je dirai que ce livre est à mettre en toutes les mains, grands et petits, jeunes et moins jeunes, malades et bien portants. Chacun y trouvera une réponse aux questions qu’il se pose, se posera ou s’est posé un jour. Tout le monde a un petit Caliméro qui sommeille en lui.


Par Ecaterina

Je suis rentrée dans ce livre sur la pointe des pieds.
Je l’avais déjà lu, il y a un an. Je l’avais commencé sur un coin de table, dans un salon littéraire, fini dans la nuit. La lecture m’avait intriguée, le sourire cynique de l’auteur qui perce presque à chaque page m’avait souvent fait éclater de rire. Et, malgré ses jérémiades, je m’étais attachée à ce Maouh qui gère son cancer comme il peut et qui demande à la terre entière de le plaindre. Maouh, jeune père de famille, cadre supérieur « surpayé » qui se regarde et regarde le monde qui l’entoure avec les yeux gris de Calimero… Son histoire n’était pas la mienne, mais elle a touché la mère de famille que je suis.
Quand vous m’avez envoyé le livre pour écrire deux mots, Sophie, j’ai décidé de le relire. Geste dangereux.. Il ne faut pas relire un livre qui nous a marqué. Ou alors si, relire Proust, Saint Simon, Chateaubriand… mais relire Abiker…
J’y suis allée sur la pointe des pieds pour voir, une fois la surprise de la première rencontre avec son style original passée, que reste-t-il du Mur des lamentations ?
Et j’ai aimé. J’ai fait la deuxième lecture au second degré. C’est d’ailleurs ainsi qu’il faut peut-être le lire, ce Mur des lamentations. Non comme l’histoire compliquée d’un jeune homme atteint d’un cancer, mais comme une histoire de la victimisation. Comme un essai sur la façon dont la société médiatique utilise la souffrance pour faire de l’audimat. La victimisation érigée en mode de gouvernement et en loi de société, voilà ce que j’ai vu, avec délice, derrière le jérémiades de Maouh.
Verdict de deux lectures : Le Mur des lamentations est un livre drôle, sensible, intelligent. Comme son auteur, sans doute ?

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Edito

par Sophie KUNE

Bonjour et bienvenue sur "femmesavanttout".
Cet Espace de libre échange est dédié aux personnes sensibles à la valorisation de la féminité face au cancer du sein.
Et ceci que vous soyez touchés directement ou dans votre entourage.
Bonne lecture.

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