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Bien sûr, le plus difficile n’est pas de choisir une prothèse. Faire le chemin dans sa tête pour accepter d’avoir été opérée d’un sein l’est infiniment plus. Il faut réaliser que le port d’une prothèse sera nécessaire si on fait le choix de ne pas se faire reconstruire. Car, contrairement à la reconstruction qui reste une option personnelle, porter une prothèse est fortement recommandé. Avant tout pour des raisons de confort. L’absence de sein d’un côté risque en effet d’entraîner à la longue un déséquilibre du corps, source de tensions douloureuses dans le dos. Cela d’autant plus que la poitrine est forte.
Ces prothèses participent naturellement aussi à l’esthétique. C’est quand même beaucoup mieux que de glisser du coton dans son soutien-gorge, ce qu’ont d’abord fait les femmes et que certaines font encore !
Juste après l’intervention, l’équipe médicale propose un modèle provisoire en dacron, matière bien tolérée par la peau pendant la phase de cicatrisation. Ce n’est donc que deux ou trois semaines plus tard que se pose vraiment la question du choix d’une prothèse en matière siliconée.
Il en existe plusieurs types : les plus classiques se glissent dans le soutien-gorge. Elles nécessitent très peu d’entretien. Certaines sont spécialement conçues pour la natation (avec un envers cannelé pour que l’eau s’écoule plus facilement), en cas d’oedème lymphatique.
Certaines sont partielles, c’est à dire peuvent venir combler une partie du sein (en cas d’ablation partielle). Il existe aussi des modèles adhésifs qui se portent directement sur la peau, plus discrets dans une salle de sport et en robe décolletée.
Le dernier modèle de chez Anita est particulièrement pratique car il ne laisse pas de résidu collant sur la peau. Mais c’est à chacune de trouver ce qui lui convient. Surtout, prenez le temps d’essayer la prothèse et le soutien-gorge qui va avec (il est muni d’une poche spéciale). Il en va de votre confort.
Enfin, n’hésitez pas à vous laisser guider par l’équipe médicale qui pourra vous donner une liste des prothésistes les plus proches de chez vous. Ils disposent généralement de plusieurs marques (Amoena, Anita, Thamert.. ).
Dominique Pierrat
Drôle d’idée à priori ! Comme si le bouleversement de la maladie ne suffisait pas, il faudrait en plus trouver l’énergie pour vivre autrement, ou avec quelqu’un d’autre? Pas forcément bien sûr. Mais l’irruption de ce cancer si particulier dans la vie d’une femme, cet accident de parcours si imprévu, ébranle. Il ébranle tellement, qu’une fois passée la période des traitements, il fait immanquablement réfléchir à son avenir.
« Depuis mon cancer, j’ai perdu l’insouciance », disent de nombreuses femmes. C’est vrai qu’on prend soudain conscience de la fragilité de la vie, du bien précieux qu’est la santé, de l’importance des gens qui nous entourent. De leurs insuffisances aussi parfois.
Ces heures et ces nuits de réflexion n’aboutissent pas toujours à des chamboulements affectifs. De nombreux couples savent saisir ce moment pour trouver un nouvel élan. C’est ensemble qu’ils cheminent vers leur nouvelle vie, celle d’après la maladie où ils se promettent bien souvent de mieux apprécier leur bonheur. Il devient si précieux quand on a eu peur de le perdre.
D’autres n’y parviennent pas. Le mari ou le compagnon fuit la maladie, ou bien la femme veut tellement vivre autre chose que la route commune n’est plus possible. Bien sûr, ces moments sont très difficiles… Mais quand l’énergie revient, elle est souvent constructive car animée d’une soif de vie très forte et communicative. Tout peut alors arriver. Une nouvelle rencontre, un changement de cap professionnel, un déménagement dans un autre pays… .
Le cancer ne nous enlève pas nos richesses intérieures, nos envies. C’est cela qui est merveilleux, tant qu’on est vivant, on peut foncer vers le bonheur !
Refaire sa vie après un cancer du sein arrive plus souvent qu’on ne le croit. Peut-être parce qu’après une telle épreuve, on acquiert une authenticité plus grande, disent les psy. On veut tellement vivre, sentir, aimer…
J’ai eu cette immense chance. Je me suis même mariée très récemment avec l’homme qui m’a fait confiance. C’est un grand bonheur que je vous souhaite.
Dominique Pierrat
Faire face à un cancer du sein est difficile à tout âge. Mais quand on est jeune, cela l’est peut-être plus encore, surtout si on n’avait pas eu le « temps » de faire un bébé avant. Pourra-t-on le faire plus tard ? Quand les traitements s’éloignent et que la forme revient, de plus en plus de jeunes femmes se posent la question.

Quand on parle de bien-être, on pense à une atmosphère feutrée, à des odeurs apaisantes, des vêtements agréables à porter… C’est dans cet esprit qu’Oémée a créé une ligne de lingerie conçue pour une douceur extrême.
Fibre de bambou, imprimés tendres et dentelles délicates se marient pour le bien-être de toutes les poitrines.
Pour maintenir sans faire souffrir, magnifier sans comprimer…voici les nouveaux modèles raffinés et toujours aussi doux à porter de chez Oémée.
Je vous laisse apprécier les nouveaux modèles, tous plus jolis les uns que les autres...Très mode, agréable au toucher, facile à porter.
Personnellement, je recommande cette marque de lingerie qui nous fait rester femme avant tout :-)
Surtout, regardez bien les ensembles et dîtes moi lequel vous préférez (Messieurs, vous pouvez également vous exprimer ;-)
Oui, j'ai remarqué que les hommes ne parlaient pas assez, n'osaient pas, ressentaient la peur, la douleur, l'angoisse mais ne parlaient pas...Ou alors bien trop peu.
Jusqu'à vendredi dernier ou j'ai reçu un mail de Valérie qui nous annonçait le lancement du blog qui accompagnera la sortie de cette oeuvre collective : "L'Homme-miroir, des Seins pour la Vie"
(un Livre-Album au profit de la Prévention et de la Recherche contre le Cancer du Sein).

Les aphtes, quelles plaies ;-)
L’un des effets secondaires les plus fréquents après un traitement de chimiothérapie ou de radiothérapie, ce sont les aphtes. Ils s’installent le plus souvent dans la bouche mais peuvent altérer toutes les autres muqueuses, notamment génitales. Ils sont sans gravité et guérissent généralement au bout de 10 à 15 jours tout seuls, chez une personne sans traitement.
Pour certaines, ils sont tout à fait supportables mais néanmoins désagréables, alors qu’ils seront pour d’autres vraiment handicapants. Ils peuvent facilement altérer la qualité de vie puisque des gestes simples du quotidien peuvent devenir un véritable problème, comme par exemples, boire, manger ou encore parler.
La lingerie aussi, c’est important non ?
La marque dont je vais vous parler aujourd’hui est née en 2007, grâce à sa fondatrice, Bérengère Bachellerie. Elle a été complètement bouleversée de voir que les femmes autour d’elle, atteintes d’un cancer du sein ou vivant avec une ou plusieurs prothèses se plaignaient de ne pas trouver une lingerie qui leur ressemble : jolie, féminine, et affriolante !
Oémée lingerie, crée des modèles à la fois doux et confortables. Ce n’est pas parce qu’on a un ou deux seins opérés que l’on ne doit pas avoir du joli et du sexy ! Il y en a donc pour tous les goûts, les noms des différentes collections sont plus qu’évocateurs : « douceur », « envie », « séduction » et « doux-plaisir ».
Le bon plan, c’est que vous pouvez acheter en ligne ! Mesdames, si vous habitez la province vous ne serez pas pénalisées.
Si vous habitez Paris ou sa banlieue, vous pouvez également vous rendre à L’embellie à Paris, ou à la Pharmacie Russo au ccntre Cial Evry 2.
L’Embellie Belgique distribue également la lingerie Oémée
Il n’y a plus qu’à choisir et à se faire plaisir !
Vous aimez ? Nous on a complètement craqué ! ;-)
Après les traitements, non seulement, il faut souvent accepter un nouveau corps mais il arrive que celui-ci ne réponde plus tout à fait comme avant. Parmi les plaintes fréquentes, la sécheresse inhabituelle des parties intimes qui complique la reprise des rapports amoureux. Heureusement, il existe des solutions...
D’abord il faut savoir que si bien sûr c’est un inconfort, cela n’est pas que ça ! La sécheresse rend la muqueuse vaginale plus fine, plus fragile et, de ce fait, davantage sujette aux petites infections et aux mycoses. Hydrater son vagin est donc important, même en l’absence de rapports sexuels.
Ensuite, tordons le cou à une idée bien encrée, ce n’est pas parce que son vagin ne devient pas très humide sous l’effet des caresses qu’une femme n’a pas de désir. Parfois - et c’est fréquent après un cancer du sein mais pas seulement-, il y a un problème local. Les traitements chimio, anti-hormonaux, anti-dépresseurs aussi, et bien sûr la baisses de oestrogènes ont tendance à assécher la muqueuse. C'est-à-dire perturbent son hydratation naturelle. La lubrification qui intervient lors de l’excitation sexuelle, elle, se produit toujours (s’il y désir bien sûr) mais cela ne suffit pas forcément pour avoir des rapports « confortables ». Pour que tout se passe bien, il est donc utile de jouer sur les deux tableaux, si je puis dire…
Côté vie quotidienne, attention aux jean très serrés, aux toilettes trop agressives, au port fréquent de protège-slips qui n’arrangent pas les choses. Des produits doux, au pH neutre, sont conseillés pour l’hygiène de tous les jours. Si la muqueuse est sèche (parfois cela gêne même pour marcher), il est possible d’appliquer une crème (comme on le fait pour le visage). La choisir la plus neutre possible, à base d’eau comme Hydranorme ® par exemple. Certaines femmes utilisent même de l’huile d’amande douce. A chacune de voir ce qui lui convient. Il existe aussi depuis peu un produit à la fois hydratant et lubrifiant à base d’acide hyaluronique qui peut rendre service (Monasens ® ). De la même façon, protéger ses parties intimes par une crème quand on va souvent à la piscine, est une bonne idée. Car l’eau de la piscine dessèche.
Si les rapports sont douloureux malgré tout, l’utilisation d’un lubrifiant avant n’est pas très glamour, je vous l’accorde, mais très efficace. Et cela suffit parfois à relancer la machine. Ce qui est utile en soi car des rapports réguliers permettent aussi « d’entretenir » cette partie du corps. Comme beaucoup d’autres, celle-ci « s’use » surtout si on ne s’en sert pas.
N’hésitez pas à en parler à votre médecin, des médicaments sous prescription peuvent aussi vous aider.
Dominique Pierrat

Il y a deux ans, j'ai rencontré David à propos de son premier livre, le musée de l'homme.
Ensemble, on a parlé, on a même bien accroché.
Enfin je crois ;-)
Puis quelques mois après s'être vus pour la première fois, au détour de l'une de nos conversations éléctroniques, David m'a écrit : j'ai un cancer.
Savoir si j'ai trouvé les mots justes pour le soutenir, ça c'est lui qui vous le dira.
Par contre, lorsque je lui ai demandé de nous écrire, j'ai pu compter sur son amitié.
Merci beaucoup David.
Je te laisse la parole...
"On m’a demandé un texte sur le cancer du sein. Je suis mal placé pour en parler, je ne l’ai pas eu celui-là. Il y a un an j’ai déjeuné avec 5 filles qui, elles, connaissaient le sujet d’un peu trop près à leur goût. On avait une opinion différente sur la campagne des héros ordinaires que je n’aimais pas. On se l’était dit par forum et blogs interposés. Comme ça chauffait un peu, on s’est vu pour en parler. Un resto près de la place de la Bourse. Au départ on devait débattre, s’engueuler si nécessaire. Je me suis pointé le premier pour maîtriser le terrain et regarder la carte. 5 malades d’un coup, des femmes en plus, je pétochais un peu.
Et puis elles sont arrivées ensemble. Une grande, une petite, une moyenne, une jeune, une moins jeune. Il y avait là un cancer du sein par personne et pour tous les goûts. Je les ai aimées tout de suite, toutes les cinq, à leur façon prudente de s’installer autour de la table ou peut-être parce que j’étais le seul homme perdu au milieu de toutes ces cellules déguisées filles. Elles m’ont parlé de leur association, du papier que j’avais fait dans Libération, de la réalité. Ensuite je leur ai dit des choses, sur « mon-mien », sa taille, l’endroit, tout ça. Mais ça n’avait aucune importance, on était ensemble et on le savait.
A un moment, je les ai imaginées toutes nues, je sais pas pourquoi.
Parce que je suis un homme sans doute... Parce que dehors il faisait froid et que le cancer casse l’ambiance si on ne met pas les filles toutes nues. J’ai pensé à un gros câlin entre cellules patraques qui voudraient se réchauffer, se faire des mamours, compter les moutons ou faire des galipettes. Pourquoi j’ai pensé ça ? A cause des seins peut-être. C’est sensible un sein, alors une paire... Il faut les réunir avant de les toucher m’a expliqué quelqu’une un soir. On s’est fait des mamours à 6 ce jour-là, avec des mots, des sourires, des battements de sourcils et des silences, aussi. J’aurais voulu être King Kong à midi, pour les mettre bien à l’abri dans la paume de ma main. Mais je n’étais qu’un homme. Alors, après le café, on a remis les cellules dans leur dossier et chaque dossier a rejoint son tiroir.
Ca n’empêchera pas les cellules de faire la nouba, ailleurs, un jour.
David Abiker".









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