Cette fameuse empreinte qui fait que l'on se sent exister...
On peut ainsi se conter par le biais de la peinture, de la sculpture, ou encore de la danse...
Mais ce que nous avons toutes en commun ici, c'est le fait d'aimer écrire.
Et parmi nous, il y a Mony, Marie, Béatrice et Frédérique qui ont réellement franchi le pas de la publication.
Personnellement, mes écrits pendant le traitement m'ont été utiles dans le nouveau combat que je voulais mener, témoigner que la survie, la guérison était possible. Tranquillement, après coup, j'ai pu retranscrire le déroulement de ces longs mois de traitement. Ils m'ont servi de base pour mon livre témoignage, celui qui se veut honnête sans être défaitiste.
A la fin des traitements, on se sent perdu entre deux mondes, pas encore avec les gens en bonne santé mais plus tout à fait avec les malades. J'ai trouvé mon équilibre en témoignant, en m'imposant parmi tout ceux qui auraient préféré que je reste discrète sur mon histoire, parce qu'elle dérange. Mais, par les témoignages que je reçois, je sais que mes écrits sont appréciés et qu'ils ont aidé des femmes qui ne pouvaient pas mettre des mots sur leurs maux.
Chacun n'aura pour autant pas forcément le désir d'en faire un livre. Mais même limité au cercle des proches, c'est aujourd'hui très facile grâce à Internet.
L'entourage comprend mieux notre chemin et peut parfois, grâce à ces écrits, mieux adapter son comportement.
Ma meilleure amie, qui a pourtant été hyper présente lors de mon traitement, a admis qu'elle était passé parfois à côté de quelque chose, parce que je n'avais pas pu tout lui dire. Par retenue ou pour la protéger parfois"
Marie nous raconte quant à elle, un autre pan de l'écriture.
"Pour moi qui écrivais déjà depuis 15 ans, mais sans arriver à aboutir... "Mensonge & Abandon", je l'ai d'abord écrit sous forme de scénario, et c'est mon ami Philippe Lioret qui m'y a encouragée, à l'époque il était Ingénieur du son, et ce soir sur Canal ils diffusent WELCOME, c'est fou, non ?)
Le fait que le livre LA BESTIOLE ait été publié (même si au départ ce fut du compte d'auteur) a déclenché la publication de mes autres livres. Donc bien sûr qu'écrire LA BESTIOLE a été un déclencheur. Et bien sûr qu'écrire est un bonheur et fait oublier la maladie. Quand j'écris, je m'évade, je deviens Maud dans LA FUITE, ou Eva dans LA RAGE DE VAINCRE, ou LIVIA dans LA BASCULE, et donc j'en oublie la fatigue, les nausées dues à la chimio, etc...
En écrivant LA BESTIOLE, je me suis mise à nu. Maintenant lorsque je dédicace mes ouvrages, je les signe avec fierté : Marie OZ. Parce qu'il fallait oser, mon problème était là : trop timide pour oser ("le syndrome de la portugaise" m'avait dit un jour un producteur TV avec qui je bossais à Paris).
Mais lorsqu'on "se sort" d'une maladie grave, on s'affranchit de tous les obstacles peu à peu..."
Pour Frédérique...Et bien je la laisse nous raconter par le biais d'un commentaire.
Au travers de ces deux témoignages, on ressent une vive émotion mais surtout l'impression d'un ultime rendez-vous avec soi-même...
Ce moment pour soi qui devient vite une absolue nécessité.
Qu'en pensez-vous?
L'écriture permet-elle vraiment de dépasser le cancer?


Et bien Sophie, peut être que ton article poussera certaines à s'installer devant leur clavier... Elles y trouveront sans doute un autre moyen pour décompresser et pourquoi pas, un autre chemin vers le bonheur. l'écriture est une vraie thérapie.
Tu as raison Mony.
L'écriture est une véritable libération.
Bonjour
j'adore ecrire, j'ecrirai pas un livre mais en tous les cas, je continuerai a ecrire ici, sur des forums, des mails, des SMS...C'est bon d'ecrire
bisous
Pour ma part, le challenge était de trouver l'angle "rigolo" de la chose ce qui (je m'en suis aperçue après) m'a permis de me protéger, de ne pas tout me prendre directement dans les gencives.
Très vite, j'ai eu envie de rassembler tous mes notes sur le sujet pour en faire en livre. Ca m'a porté. Ca m'a donné un but. Et le jour où j'ai fini mon manuscrit, j'ai eu vraiment l'impression d'avoir tourné la page.
Ca a aussi permis, après coup, à mon mari de mieux comprendre ce que j'avais traversé car je n'étais pas du genre à me plaindre et j'ai beaucoup pris sur moi.
Ca m'a aussi permis de faire un énorme travail sur moi-même et défaire un dernier noeud qui m'étranglait.
Et encore merci de me lire chaque semaine (et à toi, Sophie, de me publier).
@ traviattanne : surtout ne t'arrêtes pas d'écrire !
C'est bon pour la santé et surtout, c'est bon pour nous de te lire.
@ Frédérique paresseuse : ne me remercie pas.
C'est un bonheur pour nous de suivre ton parcours de princesse chaque semaine.