Quand on est malade, on a terriblement besoin d'attentions. Alors, partager sa chambre avec d'autres, supporter les bavardages du box d'à côté pendant les séances de chimio, ce n'est pas toujours évident. Quelques pistes pour s'accommoder au mieux de ces situations qu'on ne choisit pas toujours.
Bien sûr, c'est une question de caractère. Quand elles se sentent en danger, certaines sont ravies de ne pas être seules, d'autres ont tendance à se recroqueviller sur elle-mêmes. Parfois aussi, on se découvre des envies inhabituelles. Sans doute la maladie a-t-elle bousculé nos repères ou révélé des besoins qu'on ne se connaissait pas.
Mais la promiscuité à l'hôpital entraîne forcément des petits moments inconfortables. Pour les adoucir, on peut :
* Préparer son hospitalisation:
- prévoir une tenue pour sortir faire quelques pas en dehors de la chambre si les visites des voisines sont un peu bruyantes. Dès qu'on va mieux, on n'est pas tenu d'être en pyjama toute la journée et, en vêtement "normal", on se sent déjà moins malade.
- penser à se munir d'un petit sac pour y glisser la "bouteille" que l'on traîne avec soi pendant quelques jours quand on a eu un curage des ganglions. Cette "bouteille" recueille le liquide qui coule de l'aisselle opérée. Et se promener avec dans les couloirs n'est pas particulièrement sexy! Je suis sûre que celles qui sont passées par là ont des tas d'idées pour éviter le sac en plastique de base!
- glisser des boules Quiess dans sa trousse de toilette, ça peut vraiment aider à se reposer
- être attentive à l''hygiène. Quand on partage ses toilettes et sa salle de bain, on fait encore plus attention. On se lave les mains plusieurs fois par jour...
- ne pas se sentir obligé de faire la conversation. On peut être aimable et avoir des envies différentes. Il suffit de le dire gentiment !
* S'organiser pour les séances de chimio:
- venir avec une copine et parler doucement
- prévoir un livre si on est seule
- ne pas se laisser influencer. Nous n'avez pas envie de mettre un casque réfrigérant, c'est votre affaire. Vous n'avez pas envie de raconter votre vie, cela vous regarde aussi.
* Respecter sa pudeur pour la radiothérapie
C'est souvent un peu la chaîne et on est entre femmes, certes. Mais ce n'est pas une raison pour se promener poitrine nue si cela vous gêne. La pudeur est quelque chose de très personnel. Personne ne vous en voudra si vous préférez vous couvrir les seins pour aller dans la salle des rayons.
Au delà de cette sensibilité plus ou moins grande à l'environnement, n'oublions pas toutefois que le plus important est quand même d'être bien soignée: et pour cela, mieux vaut être opérée dans un centre où les chirurgiens ont l'habitude d'opérer le sein, quitte à être dans une chambre à trois lits.
En chirurgie, c'est comme en cuisine, pour être bon, il faut pratiquer souvent!
Dominique Pierrat


Lors de mes séjours nombreux à l'hôpital, j'aimais bien être toute seule dans une chambre. Tout simplement parce que j'avais besoin d'intimité. D'être seule pour réfléchir, recevoir mes appels, pleurer.
Pour l'opération, j'étais dans une chambre à trois et ce n'était pas très reposant. Surtout la nuit où ma voisine, une dame pas toute jeune, a vomi longtemps à cause de l'anesthésie. Je l'aidais en tenant le "haricot" car le personnel était débordé. Et je me disais, mais qu'est-ce que je fais là, je n'ai pas l'âge de cette maladie....
quel courage dominique
Pour la chirurgie : il n'y avait que des chambres individuelles ce qui a permis a mon mari de rester aupres de moi
Pour la chimio j'ai mal supporté la salle de chimio , en discutant avec une infirmiere elle m'a expliqué comment obtenir une chambre : quand on est gentil , on obtient beaucoup de choses quant'a la radiotherapie le service fournit un peignoir en intisse que l'on ramene a chaque seance: c'est tres bien organisé
Je fais toujours partie des ateliers de maquillage :aider les autres permet de tenir le coup
Bon courage a toutes