Il y a un mois de cela, j'ai eu l'idée après avoir rencontré et donc vous avoir parlé du livre d'Alexandre Jardin sur notre blog, d'envoyer deux exemplaires de "Chaque femme est un roman" à deux fidèles lectrices de "femmesavanttout" : Béatrice et Béatrice (appelons les Béa et Béatrice).
Voici leurs avis :
La parole à Béatrice : "C’est toujours avec autant de plaisir que j’ai ouvert le livre d’Alexandre Jardin, « Chaque femme est un roman » (Grasset), car, pourquoi ne pas l’avouer, je suis une de ses fans ! Mais je dois avouer aussi ma déception. Dans ce livre, affiché comme étant le troisième de sa « trilogie autobiographique », je n’ai pu déceler la fiction et la réalité. Quelles sont, de toutes les femmes auxquelles il a consacré un chapitre, celles qui relèvent de son imaginaire, qu’il a on le sait fertile, et celles qu’il a réellement croisées dans sa vie. Certes, tout compte fait, à ses yeux cela n’a pas grande importance car, comme il le répète souvent, où sont les limites de la réalité ? Mais quand on ouvre un livre autobiographique, n’est-ce pas aussi la réalité que l’on recherche ? La seule qui soit bien réelle et présente à toutes les pages de ce livre, c’est sa mère à laquelle il offre 7 chapitres essentiels, dialogues de tendresse et d’amour entre lui et cette mère fantasque et tellement attachante.
Ce qui m’a gênée aussi quelque peu c’est l’ego surdimensionné d’Alexandre Jardin au point d’avoir ressenti que c’est sur lui qu’il a écrit cet ouvrage ! Il a fallu attendre les 40 dernières pages du livre pour trouver des accents de sincérité et ces 40 dernières pages infiniment touchantes, sont, à mon sens, les plus belles !
Au total je n’ai pas perdu les quelques heures passées en sa compagnie, et, toutes ces femmes, mêmes si certaines sont fictives, sont toutes très réelles."
La parole à Béa : " Je n'avais avant ce jour lu aucun des livres précedents d'Alexandre Jardin. Donc c'était sans aucun a priori que j'entamai le bouquin. Sans idée préconçue, sans attente non plus.
Déjà rien que le titre "chaque femme est un roman", apparait comme flatteur. Que la vie d'une femme (ou des femmes) puisse faire parti des romans que l'on a envie de lire m'apparait déjà comme un bon début, et ce, même si l'on sait que les hommes sont flatteurs et que les meilleures choses ont toujours un revers.
Du début à la fin, nous nous faisons "voyeur" de la vie d'un jeune homme puis d'un homme mais aussi d'un enfant. Toutes les femmes apportent à Alexandre Jardin une leçon, une leçon de vie,
Chaque chapitre, je dirai plus exactement chaque petit roman est en soi une leçon que l'auteur tire de son "aventure" avec la femme héroïne du chapitre.
Qu'elles soient ses supposées maîtresses, qu'elles soient son éditrice, sa copine paparazzi, qu'elles soient de simples rencontres, qu'elles soient de passage (pour la plupart) ou ancrées dans sa vie (comme sa mère et sa tante et même Liberté), toutes les femmes de la vie d'Alexandre Jardin sont là, bien vivantes, avec leurs qualités, leurs défauts, leurs extravageances, mais toutes apportent une morale. J'ai presque envie de dire une bulle de vie.
Ce livre pourrait se lire à l'endroit comme à l'envers, dans le désordre, petit bout par petit bout... aucune importance.
Je tiens à dire , pour finir, que je ne me suis à aucun moment souciée de savoir si toutes ces (ses) femmes étaient réelles, si elles avaient vraiment existées, Là n'est pas l'important à mon avis. "
Perso, ce que je retiens de vos deux avis les filles, c'est la non importance de la réalité ou non des protagonistes.
Ce qui compte pour nous, c'est bel et bien l'histoire :-)
Au fait, qui a une idée, un livre qui lui tient à coeur à raconter pour la prochaine chronique littéraire?


Je peux tout simplement dire que j'ai adoré ce livre...
Béa