Aujourd’hui, je vais aborder le grand sujet de la semaine : l’estime de soi.
Je sais, tout de suite, ça en impose ;-) et ça donne envie de prendre la poudre d’escampette.
Allons allons mesdames décontractons-nous.
Je ne vais pas me lancer dans un étalage de théorie clinique, d’autant que je ne suis pas psy.
Pour cela, je vais plutôt vous renvoyer ici ,
et là.
Bien, nous voici à présent plus légères, ensemble et contre tout et pour commencer, je vais vous faire un immense cadeau : celui de partager avec vous l’une de mes citations favorites.
Elle est d’Alberto Giacommetti, ce magnifique sculpteur qui déclarait ceci : « la plus grande aventure, c’est de voir surgir quelque chose d’inconnu dans le même visage.
C’est toujours plus grand que tous les voyages autour du monde ».
Grandiose n’est-ce pas ?
Ce qu’elle m’apprend à moi cette citation, c’est que chaque jour annonce un cap à passer.
Bien sûr hier, avant-hier, tout allait bien pour vous.
Vous viviez dans l’inconscience de la vie…
Légère ou morose… Pleinement
satisfaire de votre apparence ou un tantinet complexée.
Quoiqu’il en soit, hier vous ne saviez pas…
Aujourd’hui, vous savez, les mots ont été posés, vous vous êtes
peut-être regardée dans la glace et vous êtes posées 36 000 questions :
vais-je perdre mes cheveux, vais-je grossir, est-ce que cela va se
voir, vais-je devoir porter cette satanée perruque, dois-je continuer à
travailler, à vivre comme avant ?
Qu’est-ce qui va se passer dans le fond…Et surtout au fond de moi.
Toutes ces questions sont légitimes bien sûr et ensemble nous allons
tenter d’y répondre.
Mais avant d’entamer cette longue route, je vais vous faire un second
cadeau…Celui de vous transmettre un secret de conduite de vie.
Il y a quelques années, quand j’ai monté mon agence, seule avec mon
idée en tête, mon obstination devrais-je dire pour être parfaitement
honnête sans trop d’argent voir même pas assez, j’ai connu un très
grand creux.
A un moment donné, j’ai même cru que jamais je n’y arriverai…Et j’ai
flanché.
Oh pas longtemps, sinon, je ne serai pas avec vous aujourd’hui.
Mais suffisamment tout de même pour aller me confier à Chine qui
mettait sa propre méthode de coaching en place à cette période-là.
Selon elle, la meilleure façon de progresser, c’était de faire le point
avec soi-même une fois par semaine aidée d’un cahier.
Comme si l’on se donnait rendez-vous…
Bien sûr, ce cahier, ce n’était pas n’importe lequel puisqu’il
s’agissait du nôtre.
Donc je l’ai choisi joli, simple, conçu de feuilles blanches.
Je l’ai accessoirisé d’un stylo de couleurs et chaque lundi matin,
depuis le jour ou j’ai commencé mon premier cahier, je me donne
rendez-vous dans un café de mon quartier… Avec un jus d’orange et sans
croissants (mes fesses sont déjà assez rembourrées ;-).
Je retourne systématiquement en arrière, relis ce que j’ai rédigé la
semaine précédente et mesure ainsi ma progression.
Et croyez le ou non, grâce au fabuleux conseil de mon amie, j’ai fait
un progrès inestimable…J’ai appris à m’estimer, dans le plus beau sens
du terme.
Ainsi, je nous propose de faire la même chose…
Photos, impressions, poèmes, donnez de vous-mêmes…
Mais surtout, soyez
femmes avant tout…
Parlez de notre féminité, de ce que vous estimez être aujourd’hui, de
ce qui vous fait peur demain pour bien appréhender votre après-demain.
Qui commence la première ?
Crédit photo@jesuisunique


Aujourd'hui, je sais maintenant que j'arrive au bout du 1er épisode de mon cancer (fin de la chimio et opération) que je suis différente de la Béatrice du mois d'Octobre. Différente en quoi ? Tout d'abord parce que la porte que j'ai prise en pleine figure (l'annonce de ma maladie) m'a déstabilisée, m'a perturbée au point de ne plus savoir quoi faire, quoi dire, comment vivre tout simplement. Puis sont arrivés les 1er effets dits secondaires (mais qui sont premiers puisqu'on ne voit qu'eux). Tout d'abord comment rester "digne" en ayant des nausées permanentes ? ensuite comment rester "droite" quand ton corps n'est que courbatures ? et puis comment rester "femme" (et maman) quand ton corps te lâche, quand tes cheveux s'en vont? Tout s'est mélangé dans ma tête. Le truc était là, comment rester une femme aux yeux de mon mari et aux miens aussi. Pas facile. Il m'a fallu d'abord m'apprivoiser moi-même, m'écouter et faire passer mes envies et mes besoins avant ceux des autres. Ca n'a été qu'à ce prix que j'ai pu avancer. Et puis je ne voulais pas que mes proches ne voient en moi que la malade... Je voulais qu'ils voient Béatrice, c'est tout. La perruque, je n'en voulais pas (d'abord je ne croyais pas que mes chevaux allaient tomber - puis le 26 décembre il a bien fallu me rendre à l'évidence ma "chauvitude" était bel et bien là), aujourd'hui je m'en suis faite une amie. Me maquiller, avant c'était peu voire même pas... aujourd'hui c'est tous les jours même si je reste à la maison. J'ai perdu 12 kilos, j'ai donc fait avec et ma garde robe s'est du coup enrichie de vêtements plus colorés, plus gais... un peu comme par défi.
Je sais que je suis plus confiante en moi que ce que je ne l'étais avant.. plus féminine aussi car plus à l'écoute de mon corps. Tous les matins, je fais ce que j'appelle mon inspection et je ne me passe rien... et surtout je m'écoute... c'est là mon plus grand changement, pas facile à faire mais très efficace quand on y arrive. L'écriture, comme tu le dis, m'a aussi beaucoup aidée c'est pour cela que j'ai fait mon "carnet d'humeurs". Je constate ainsi les avancées (parfois les reculs)...
Pour en terminer, parler de la peur est une chose facile car elle est présente en permanence... peur de tout et de rien, des examens qui arrivent, de demain comment je vais être?. Je crois que dans ces moments là on vit au jour le jour, on avance à petits pas et l'avenir s'envisage au rythme des rendez-vous avec le corps médical.. L'après maladie est loin, très loin même si on y pense, il est difficile de l'envisager clairement - je parle pour moi bien sur.
Voilà, un peu long mon discours mais j'ai essayé, je me suis lâchée.. j'ai tout ou presque débalé.
Hello ! Je suis interpellée par ton post pour la simple raison que j'ai été concernée par la question… Trois cancers une sclérose en plaque ! La maladie, j'ai donné ! Mon corps a changé. L'estime de moi, je l'ai encore plus ! Je t'invita à venir voir le teaser du film BOXEADOR sur mon blog. Tu feras ma connaissance.
A bientôt !
Bienvenue à toi Nina.
Oui, rester femme est notre sujet de prédilection avant toute chose n'est-ce pas?
Rester soi pour assurer... Quoiqu'il en soit.
Si je peux glisser un mot sur Béa : Béa, j'aime la personne que tu deviens, non pas que je ne t'aimais pas avant (de loin s'en faut), mais tu as laissé sur le bord du chemins bien des choses emmerdantes pour toi et ennuyeuses pour les autres.
Béa, je t'aime ! :)
ps : dommage, Sophie, qu'on ne puisse intégrer une 'tit image dans les commentaires ....
Bon, je reviens au billet de Sophie :)
- d'abord, top bravo de me faire découvrir le blog de Chine Lanzmann, que je me mets vite au chaud car il y a dans ses billets tout ce qui peut VRAIMENT et CONCRETEMENT faire avancer le schmilblick de nos vie. Pragmatique et concrète = une femme quoi !
- Ensuite le coup du cahier, Sophie, c'est si important : dans le boulot ou dans la vie perso, le petit cahier sur lequel c'est ECRIT, permet de garder le cap et l'oeil sur nos fondamentaux.
Car selon l'humeur, le dernier brillantissime qui a causé, les aléas du jour, les fondamentaux, les bases qui constituent notre personnalité, nos atouts, notre force et nos points faibles à travailler, sont nos seuls et de fait meilleurs alliés. Et de confiance.
Ils ne doivent pas être "pliés" et les mots du cahier sont un bon rappel à la vraie réalité.
- Au détour de mon existence et bien qu'en passe de débloquer heureusement ma situation professionnelle, il est plus que jamais d'actualité pour moi de remettre à jour tous ces "trucs" essentiels et de ne pas me laisser entrainer dans des chemins périlleux.
Merci pour cette heureuse incidence de pensée.
Amitié Sophie !
Cath, Chine est une femme délicieuse et vraiment très chouette.
Ces conseils sont très précieux.
Super pour tes bonnes nouvelles :-)
Et gros bisous