La mauvaise nouvelle est là, elle va bouleverser le cours de votre vie ainsi que votre moi profond, votre perception du monde...La vie de votre entourage.
Bref, on s'en serait bien passé de celle-ci.
Mais elle est là, et à présent on est face à une alternative : affronter ou ne pas affronter.
Vous me direz : "elle est marrante Sophie, affronter, ça a l'air simple comme ça mais moi, je viens de me prendre une porte en pleine poire et j'ai juste envie de me fourrer dans un trou de souris (ou quelque chose d'approchant)".
Votre reflexe est tout à fait compréhensible Mesdames.
A première vue, on aurait toutes envie de prendre le large...Et pourtant, il va falloir y aller et continuer à vivre....Vivre avant tout.
En lisant le commentaire de Béatrice lundi, j'ai pris du recul et ai pensé à elle, à vous toutes que je ne connaissais pas encore la semaine passée et je me suis interrogée.
Comment l'aurais-je conseillée pour l'aider à surmonter le premier cap, celui d'entendre (les premiers jours) puis de digérer la nouvelle (les semaines voire les mois qui suivent).
Et voila deux jours après ma lettre ouverte :
"A vous toutes,
Vous avez tous les droits.
Celui de vous enfermer comme une louve blessée dans votre chambre pendant des jours et des jours sans même voir le temps passer.
Celui de vous habiller en noir voire de rester en jogging alors que d'habitude vous êtes plutôt dans la catégorie des "Madame Coquette".
Vous arrêter de manger, de rire, de pleurer.
Ne jamais en parler.
En bref, vous avez le droit de faire un vrai silence radio, le droit de vous couper du monde...Mais avez-vous le droit de vous ôter de vous-même?
Personnellement, je ne pourrai que vous encourager à prendre le temps de respirer après tempête pour repartir de plus belle.
Chercher au fond de vous ce que l'on vous êtes vraiment, comment vous percevez votre féminité, comment vous appréciez la couleur
Savoir si vous êtes prête à vous appuyer sur elle pour passer l'épreuve auquel cas, envisagez la comme votre meilleure amie. Elle vous aidera sans nul doute.
Chercher du réconfort dans une ballade en mer, dans un bon livre, un beau film...une confidence entre amis.
Un bon petit plat, un café gourmand.
Un soin en institut, une crème onctueuse, un vêtement désiré depuis longtemps.
Vous voyez, les possibilités de réconfort sont multiples si l'on y réfléchit bien.
Pour ma part, et en partie parce que je suis certaine que cela fera plaisir à Béatrice, j'ai choisi de vous offrir outre mes compétences de conseil en image, une photo d'une île des Maldives que j'ai eu la chance de visiter .
Mon amie Requia, quant à elle, vous met l'eau à la bouche grâce au café gourmand qu'elle a eu la chance de déguster il y quelques temps dans un restaurant de Levallois Perret.
Selon elle, tous les restaurants devraient proposer ces petites douceurs qui aident à terminer un repas avec le sourire.
Je suis tout à fait d'accord avec elle.
Et vous, que pensez-vous de vous octroyer de la tendresse in fine pour la conserver votre famseuse belle humeur?"
Crédit photo@ requia et jesuisunique


Dis-moi Sophie, ce blog peut-il aussi concerner les femmes atteintes d'autres cancers que celui du sein?
Qu'est ce que j'en pense ? mais que du bien. De s'octroyer un moment de tendresse, de douceur, de plaisir ne peut que faire du bien. Evidemment, au moment de l'annonce, du diagnostic ce n'est peut être pas le moment, il y a trop de choses à digérer, trop de choses à encaisser. Des choses que l'on ne veut pas entendre, que l'on ne comprend pas forcèment bien mais des choses que l'on va vivre et vivre à plusieurs. Alors, une fois cette annonce faite sienne, le choix est vite résumé : vivre ou mourir. N'ayez pas peur des mots, il faut dire et moi j'ai dit "je veux vivre, je ne veux pa mourir". Ne pas se cacher derrière des périphrases, à partir de là on peut mettre à plat toute notre future vie et c'est le début d'une grande aventure, une aventure que je qualifie de solitaire bien entourée... alors commencer par se faire un plaisir ,un voyage, une robe, un disque, un livre.. n'importe quoi peut aussi marquer le début de cette aventure.. Souvent dans mon carnet d'humeurs je me suis comparée à n navigateur solitaire, seul à bord de son bateau mais avec une logistique importante autour de lui. Il navigue seul pour le bonheur des autres... Et bien quand on est malade d'un cancer (surement valable pour d'autres maladies mais je ne parle que de ce que je connais) c'est pareil. Alors au départ, on emporte avec soi des petites choses qui nous apporteront durant la traversée de la douceur, et à l'arrivée on débouchera le champagne!!!
Allez en route matelot, la route est longue, semée d'écueils mais au bout la terre ferme vous attend.
Bisous à toutes et à tous d'un matelot qui vient d'atteindre sa première escale.
@ Béa, bien vu la navigatrice en solitaire.
Tu as aimé la photo des Maldives?
@ Sandrine, ce blog concerne les femmes atteintes par le cancer et donc celui du sein.
je trouve la photo magnifique. Un coin de paradis…Nous en avons bien besoin.
Humm! J'ai faim à présent, cela m'a donné envie de croquer dans les sucreries de requia.
L'annonce de la maladie est différente chez tout le monde, je pense. le plus dur pour moi, c'était d'affronter l'innoncence de mes enfants.
je comprends tout à fait Nina.
Et tu as raison de dire que chacun éagit de façon différente.
Tu as mangé des sucreries au fait?