Emmanuelle nous pose la question suivante : après un curage ganglionnaire, peut-on s’épiler sous l’aisselle du côté opéré ou doit-on y renoncer ? Et si oui, quelle méthode employer ? C’est en effet une question qu’on se pose toutes après l’opération mais la réponse n’est pas forcément identique pour chacune d’entre nous.
Déjà, celles qui ont eu ensuite des rayons dans le voisinage, n’ont plus trop de problème d’épilation car souvent, les poils ne poussent plus beaucoup. La carence hormonale provoquée par les traitements ralentit aussi la repousse. Comme quoi il n’y a pas que des inconvénients !
Cependant, il est bien compréhensible de vouloir garder des aisselles nettes, surtout quand arrivent, enfin, le soleil et les manches courtes. Comme on nous a bien dit de faire attention à notre bras, on n’ose pas trop y toucher au début.
C’est vrai qu’il faut éviter de se blesser et donc de déclencher une réaction inflammatoire car l’ablation des ganglions lors du curage a perturbé la circulation de la lymphe. En clair : la défense contre l’agression risque de faire gonfler le bras. Mais si on s’épile sans se blesser, il n’y a aucune raison d’avoir des problèmes.
A chacune de choisir la méthode avec laquelle elle se sent à l’aise, en évitant quand même le rasoir, source de coupures. Car, bien souvent, la sensibilité du creux axillaire a elle aussi été perturbée. On sent donc moins bien si on se blesse. Il est prudent de surveiller son aisselle les jours suivants pour vérifier qu’aucune rougeur suspecte n’apparaît. Et d’attendre que le curage soit bien cicatrisé avant de commencer à s’épiler.
Mais, rassurez-vous, ce petit geste de coquetterie n’est pas interdit.
Dominique Pierrat